Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 13:36

Sasai Zero 21

 

Lieutenant de Vaisseau Sasai Jun’Ichi
Surnommé le "Richthofen de Rabaul", Sasai, jouit d'une réputation

qui a survécut par delà les ans.
Né le 13 février 1918, Sasai était de constitution fragile et, souvent, il était victime du "hijime" ou raillerie parfois violentes de la part de ses camarades.

Cependant ces constantes moqueries serviront sa cause en lui forgeant
un caractère d'acier et après avoir atteint la ceinture noire de judo il réussit l'examen d'entrée d'Etajima. Diplômé en 1939, il suit alors les cours de pilotage qu'il réussit ennovembre 1941. le mois suivant, il est affecté au Tainan Kôkûtai, où le 2 février 1942, il abattra son premier avion,un Brewster Buffalo.

En avril 1942, le Tainan Kôkûtai est réorganisé à Rabaul et on lui confie la deuxièmeescadrille. Touché par les qualités humaines de Sasai,
l'enseigne Saburo Sakai le prend sous sa protection et luiapprend toutes les astuces du métier. Grâce à cela, Sasai deviendra un des meilleurs pilotes de la guerre, abattant même cinq avions ennemis le 7 août 1942, jour où son mentor est blessé gravement. ( Voir page 17) Comme leBaron Rouge, le lieutenant de vaisseau Sasai disparaîtra
trop tôt le 26 août 1942 au cours d'une mission au-dessusde Guadalcanal. Il totalisait 54 victoires en 76 missions.

Par KANSUKE - Publié dans : Biographies - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 13:33

Pearl A6M2

 

En dépit de ses réticences, l'amiral Yamamoto Isoroku, cultivé, intelligent et énergique ne peut que se plier aux exigences que son patriotisme lui dicte : " Il vaut mieux une guerre extérieure qu'une guerre civile" dira-t-il à un de ses amis. En collaboration avec l'amiral Onishi, il prépare dès lors l'étude de l'attaque aérienne de la base américaine des îles Hawaii : Pearl Harbour. En août 1941 les exercices en vue de l'attaque commencent et se dérouleront jusqu'en novembre ; Le 22 de ce mois là la Force d'Attaque est rassemblée dans la baie de Tanran (Hitokappu), à Etorofu, l'une des cinq îles au nord du Hokkaido toujours contestées de nos jours par le Japon à la Russie. Elle comprend six porte-avions, l'AKAGI et le KAGA ; l'HIRYU et le SORYU ; Le ZUIKAKU et le SHOKAKU sous le commandement de l'amiral Nagumo les cuirassés HIEI et KIRISHIMA, les croiseurs TONE et CHIKUMA, Le croiseur léger ABUKUMA et une douzaine de torpilleurs d'escorte; une division de sous-marin est aussi là. Le 26 novembre à 6h00, la force d'attaque prend le large précédée des sous-marins. Les dés sont jetés. Mais les négociations entre les deux pays continuent à Washington... L'échec de celles-ci décide de l'attaque et le mot d'ordre codé est reçu le 2 décembre par l'amiral Nagumo : Niitaka yamae nobore (gravissez le mont Niitaka)
Le 7 décembre à 6h00, la flotte était à 200 nautiques au Nord d'Oahu, et la première vague d'assaut menée par le Chûsa (Capitaine de frégate) Fuchida Mitsuo s’envole des porte-avions..

Les 183 appareils de la première vague, dont 43 A6M2 mod21, commandés par le Chûsa Fuchida arrivèrent vers 7h55 (heure locale) au-dessus de Pearl Harbour et déclenchèrent l'enfer sur le paradis hawaiien : Tora,Tora,Tora!

Les premières victimes des Zéros furent 7 SBD-2 de l'ENTERPRISE pris à partie par les chasseurs du SÔRYÛ et du KAGA. La deuxième vague commandé par le capitaine de corvette Shimazaki est escortée de 35 A6M2 sous la direction de Shindô Saburô. L'effet de surprise n'est plus de mise et la réaction US est nettement plus vive. Quelques appareils
américains réussiront à prendre l'air et à "descendre" plusieurs avions nippons mais à leur tour seront tous abattus, les Zéros restant maître du terrain. Neuf Zéros seulement resteront au tapis ce jour là sur les Vingt-neuf avions japonais détruits principalement par la DCA.

Le courage, la détermination, la discipline avait fonctionné à merveille dans les rangs des groupes de chasse comme la fin du Lieutenant de Vaisseau Iida Fusata qui, touché dans un de ses réservoirs et sachant ne plus pouvoir retourner sur le SÔRYÛ, se jette sur les installations de l'aérodrome de Kaneohe en crachant le feu de toutes ses armes et s'écrase volontairement sur celles-ci. Ce jour là les pilotes américains ont fait connaissance avec
l'extraordinaire souplesse du chasseur de Mitsubishi.

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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 13:31

FUJITA ZERO 21

 

Capitaine de corvette Fujita Iyozoh
Né en Chine, dans la province de Chantoung, d'un père
docteur en 1917. Très bon écolier, ses résultats le font entrer à
l'Académie navale d'Etajima en 1938. Piqué du virus de voler,
l'enseigne Fujita, réussit l'école de pilotage en juin 1940.
Affecté au porte-avions SÔRYÛ, il participe à la seconde
vague d'assaut sur Pearl Harbour. Le 4 juin 1942, au large
de Midway, Fujita connut son heure de gloire en abattant
10 appareil ennemis ce jour là( 4 TBD Devastator, 3 SBD
Dauntless et 3 F4F Wildcat). Touché par la DCA de son propre
navire, il amerrit et assiste impuissant au naufrage des porteavions
de la Marine Impériale. Il sera recueilli quatre heures
plus tard par un destroyer.
Affecté ensuite sur le HIYÔ, il sera des combats des Salomons,
Iwo Jima, Formose. Son tableau de chasse, comme la plupart
des autres pilotes japonais est incertain. Les Anglo-saxons
réfutant les rapports de la Marine Impériale. On attribue de
11 à 42 victoires au capitaine Fujita mais, lui, modestement,
dira qu'il a fait ce qu'il a pu. Fujita sera après-guerre pilote à
la JAL, prenant sa retraite en 1978.

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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 13:31

Mitsubishi A5M2a + SAKAI

 

 

Enseigne Sakai Saburô
Il a été tellement écrit sur ce pilote qu'il serait vain
ici de raconter ses innombrables exploits. Auteur luimême
de livre (Samouraï) et d'articles de presse, il est
unanimement reconnu comme l'un des plus grands as
japonais de la seconde guerre mondiale.
D'après lui son plus grand succès n'est pas d'avoir
abattu plus de 60 appareils ennemis mais de n'avoir
jamais perdu un ailier au cours de plus de 200 missions de guerre!
Né en 1916 d'une famille de Samouraï appauvrie de
la préfecture de Saga, il rejoint la Marine Impériale
suite à ses échecs scolaires. Servant comme simple
matelot sur le cuirassé KIRISHIMA, Sakai est fasciné
par les avions et veut devenir pilote. Après avoir raté
l'examen d'entrée deux fois, il réussit à la troisième et en novembre 1937,

il est diplômé en tête de sa classe, recevant de l'Empereur une montre en argent.

Membre du 12e Kôkûtai en chine où il abattit un avion à son premier combat.
Pilote du célèbre Tainan Kôkûtai, il vit tous les combats de la guerre du pacifique, dont un où il rata l'occasion de descendre l'avion du futur président des Etats-Unis, Lyndon B. Johnson. Bien que borgne dû à une blessure lors d'un combar aérien, Sakai resta un golfeur émérite...

 

 tainan group

 

Le TAINAN KÔKÛTAI restera dans la mémoire comme le plus redoutable groupe
de chasse de la guerre du pacifique.
On voit debout à gauche Saburo Sakai, à ses côtés Ishikawa Seiji et Yoshida
Hajime le 9 juin 1942 à Lae. (Yoshida)

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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 13:02
Tora no shinnen da !



Tora.jpg

Junko no elasto dayo !
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 10:08
konnichi-wa !

Mina-san gomen nasai !

J'ai eu pas mal de travail et de problèmes à régler. De là le manque d'activité de ce blog.

Je suis en train de finaliser le livre
"100 ans d'aéronautique navale" et la machine à article se remettra en fonction ....
....en attendant

SOUSCRIVEZ !


(cliquez sur l'image)
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 17:54
SHINNEN AKEMASHITE OMEDETTOU GOZAIMASU

KOTOSHI WA USHI DESU !


Par KANSUKE
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 18:51




Imperial Japanese Navy海軍軍楽隊による行進 靖国神社参拝
at the Yasukuni jinja





After the war






History



The origin of Yasukuni Shrine was Shokonsha established at Kudan in Tokyo in the second year of the Meiji era (1869) by the will of the Emperor Meiji. In 1879, it was renamed Yasukuni Shrine.

When the Emperor Meiji visited Tokyo Shokonsha for the first time on January 27 in 1874, he composed a poem; "I assure those of you who fought and died for your country that your names will live forever at this shrine in Musashino". As can be seen in this poem, Yasukuni Shrine was established to commemorate and honor the achievement of those who dedicated their precious life for their country. The name "Yasukuni," given by the Emperor Meiji represents wishes for preserving peace for the nation.


 

 

 

Currently, more than 2,466,000 divinities are enshrined here at Yasukuni Shrine. These are souls of men who made ultimate sacrifice for their nation since 1853 during national crises such as the Boshin War, the Seinan War, the Sino-Japanese and Russo-Japanese wars, World War I, the Manchurian Incident, the China Incident and the Greater East Asian War (World War II). These people, regardless of their rank or social standing, are considered to be completely equal and worshipped as venerable divinities of Yasukuni.


 

 

 

Japanese people believe that their respect to and awe of the deceased is best expressed by treating the dead in the same manner as they were alive. Hence, at Yasukuni Shrine, rituals to offer meals and to dedicate words of appreciation to the dead are repeated every day. And, twice every year-in the spring and autumn-major rituals are conducted, on which occasion offerings from His Majesty the Emperor are dedicated to them, and also attended by members of the imperial family.


 

 

 

Thus, Yasukuni Shrine has deep relationship with the Japanese imperial family. Also, five million people visit the shrine every year since it is known as a central institution for commemorating those who died in wars.



visit the YASUKUNI JINJA 
sliding show


 

 



YASUKUNI JINJA Obon matsuri


 

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Par KANSUKE - Publié dans : Reportage au Japon
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 17:42

Ikuno-Taii,
Commandant du 1er chutai du 244ème Sentai basé au Japon.
Interview dans "Famous airplanes of the world" no° 65.

(Traduction : Shibata)

Contre les B29:

A: Le 244ème sentai basé à Chofu était le symbole de la défense de la région de Kanto, quand est-ce que vous êtes arrivé dans cette unité?

I: C'était le 28 novembre 44, j'étais avec Kobayashi-san, notre futur Sentaicho. On était tous les deux instructeurs à l'école de chasse d'Akeno.

A: A cette époque, le sentai était équipé du nouveau chasseur Ki61? D'ailleurs vous avez abattu pas mal d'appareils avec ce chasseur..

I: Oui j'ai trouvé que le Ki61 se débrouillait pas mal contre les B29, car les B29 venaient souvent à 9000m, et nos Ki61 pouvaient voler légerement plus haut. Et les canons Mauser étaient efficaces contre ces bombardiers, et tombaient jamais en panne, avec le système électrique.
Je pense que c'est grâce au Ki61 que nous avons pu avoir tant de résultats.

A:Mais le défaut était quand même le moteur?

I: Non, je pense que celà dépendait du front où nous étions. Je sais qu'en Nouvelles-Guinée les unités qui ont reçu les Ki61 avaient ces problèmes-là, mais nous, comme on était basé à Tokyo, les mécanos étaient expérimentés, et on recevait des pièces de rechanges assez facilement.

A: En parlant du moteur, avez-vous reçu le modèle 2?

I: Non, notre unité n'a pas reçu le modèle 2.




Chasse de nuit:

A: Vous avez fait aussi des missions de nuit, j'imagine que c'était très difficile pour trouver l'ennemi.

I: Oui, c'était différent des missions diurnes, déjà il était difficile de maintenir son appareil en vol, car il faisait tout noir!
Nous avions pas de radar sur le Ki61, mais on pouvait les repérer grâce à nos searchlights. Mais l'attaque elle même était bien plus facile que celle du jour. Car les B29 tiraient moins.

A: Vous attaquez par derrière bas de l'ennemi ?

I: Oui par derrière-bas. Je levais le nez à chaque fois que je tirais, jusqu'à ce qu'il prenne feu.

A: Et le jour comment vous faisiez?

I: Par devant, car si on cherche l'angle mort, il y en a presque pas, l'attaque frontale était la moin risquée.
L'attaque verticale par le haut reste quand même la meilleur solution, ils volaient trop haut pour qu'on prenne assez d'altitude pour cela.
Quand on faisait le frontale, on était toujours à quatre sur la même cible.
J'ordonnais à mes ailliers d'attaquer en même temps.
Mais après, quand les américains ont pris Iwo-jima, les B29 ont commencé à voler bas vers 5000m, cette avec une escorte de P51! Cette fois on était obligé de traverser les P51 avant de s'attaquer aux bombardiers.


Contre les appareils embarqués.

A:  Le 19 décembre 44, le 244ème sentai s'est installé à Hamamatsu?

I: Oui car Hamamatsu se situe entre Toyko et Nagoya, la base était très bien placé pour défendre ces deux grandes villes en même temps.

A: A cette époque, vous avez commencé les "Taiatairi", et certains sont rentrés vivants de ces attaques. Vous attaquiez par devant?

I:Oui par devant, mais par derrière aussi. De toute façon il était difficile de rentrer vivant, je dirai qu'ils ont de la chance...
Shinomiya-chui était un des survivant, il a réussi à rentrer avec sans appareil, avec une aile en moins.
Nakano-gocho a attaqué par dérriere, il s'est posé sur le B29, ils ont volé ensemble pendant quelque secondes, et Nakano-gocho a réussi à sauter en parachute.
C'était très difficile, cela demandait de l'entrainement.

A: Quand vous avez combattu contre les avions embarqués c'était bien le 16 février?

I: Oui c'est exact, nous nous sommes rencontrés au dessus de Tatebayashi, ils étaient en masse, on a combattu contre les Sikorsky (?), qui escortaient les Avengers et les Helldivers qui allaient bombarder l'aérodrome de Ohta.

A:Comment vous avez trouvé les F4U contre Ki61?

I: Disons qu'on était à égalité en terme de performance. Mais leurs mitralleuses étaient redoutables. Mais on avait un léger avantage puisque nous étions sur notre territoire.
Cependant, nous n' étions pas du tout habitués à un combat contre les chasseur, puisque nous combations que les B29.
On était dispersé dès le décollage, ce jour là mon premier chutai, n'a rien abattu.

A: Le lendemain, on vous a interdit de décoller en mission?

I: Oui on est parti à Nasuno-sud, on ne nous a pas dit pourquoi mais je pense que c'était pour nous garder jusqu'à l'opération en cours de préparation.

A: Et en mai 45, vous avez reçu le chasseur Ki100.

I: Oui je me rapelle plus très bien le jour où j'ai volé pour la première fois avec cet appareil, mais j'ai remarqué que le moteur était boucoup plus fiable, et que la maniabilité était bien meilleure que le Ki61. Sur le Ki61 le canon de 20mm était installé dans l'aile mais sur le Ki100, on l'a mis dans le capot, ce qui fait que l'avion était très stable quand on tournait, alors que le Ki61 était plus pour le combat vertical.
Quand on a reçu le Ki100, presque tous les pilotes trouvaient que c'était un meilleur chasseur.




A: il est moins rapide que le Ki61..

I: On n' a pas trop senti la difference, de plus les pilotes prèferent un avion fiable, même si la vitesse est un peu réduite. Car il est vraiment frustrant quand vous tombez en panne alors que vous avez un ennemi devant vous...

A: J'ai entendu parler qu'on enlevait les mitrailleuses des ailes du Ki100 pour être plus léger.

I: Peut-être, mais notre sentai n'a jamais fait ça, par contre ça nous est déjà arrivé d'enlever les canons de 20mm du Ki61 contre les chasseurs.

A: Vous vous êtes entrainés avec le Ki100 avavnt de participer au combat?
Non, on a eu quelques chiffres avant le premier vol; vitesse de piqué, de décollage... mais pas d'entrainement.

8 contre 1

A:Votre premier combat sur le Ki100?

I: Je me rappele plus de la date exacte, mais c'était début mai, quand les B29 sont arrivés avec des P-51.
Comme nous avons fait plusieurs sorties ce jour là, j'étais le seul à décoller à la fin, j'ai aperçu 8 P-51 au dessus d'Atsugi, qui rentraient à Iwo-jima. J'étais plus haut qu'eux, j'ai commencé à piquer sur eux mais en même temps, ils m'ont repéré, j'ai vu leurs réservoires qui tombent, et c'est là où j'ai commencé à tirer, en une passe, je n'avais plus de munitions, je suis entré en combat tournoyant avec les 8 P-51, mais comme je n'avais plus de munitions, je ne pouvais rien faire. C'était très difficile mais je savais que mon Ki-100 était un avion performant. Heureusement, ils m'ont laché après quelques minutes de combat.

A: Contre le P-51, vous aviez pas de soucis ?

I: Pas du tout. Mais j'avais 24 impacts sur mon appareil, quand j'ai vérifié en atterrissant.

A:Tout de suite après vous êtes partià Kyushu. C'était pour escorter les Tokko?

I:Oui notre but était de proteger les Tokko, mais en même temps nous devions aussi défendre nos bases de Kyushu. Mais comme les ennemis étaient occupés par la conquete d'Okinawa, on n'a pas rencontré beaucoup de'ennemis au dessus de Kyushu. Et c'était la période pluvieuse, la mission Tokko était vraiment difficile, et quand il a fait beau, Okinawa était déjà tombé..

Les dernières sorties:

A: Vous avez eu des F4U audessus de Chiran.

I: Non c'e n'était pas mon chutai, je crois, Je me rapelle plus. En tous cas, ce n'était pas évident de trouver les ennemis au bon endroit, au bon moment.
Un moins avant la fin de la guerre, nous étions à Yohkaichi, nous avons réssit à avoir des ennemis cette fois. Mais malheureusement j'ai été bléssé aussitôt.

A:C'est le combat du 16 juillet? Racontez moi ce qui s'est passé.

I: Je me rapelle très bien de ce combat, quand on est arrivé à Yohkaichi, on nous a interdit de voler, nous avons donc caché nos appareils dans les hangars. Mais le 16 juillet on nous a à nouveau autorisé à voler, on était trop excité ce jour là!
Comme nos radars ont repéré une grosse formation près d'Isse, Mon chutai de 8 appareils ont décollé, mais les autres appreils sont retourné tout de suite après le décollage, en effet, on n'a pas eu assez du temps pour réparer nos avions puisqu'on vient juste de rentrer de Kyushu.
On n'était finalement que deux, moi et Nakai-socho.
J'ai repéré 12 P-51, j'avais trop confiance à mon Ki-100 après toutes les opérations participées, j'ai réussi à en avoir un mais Nakai-socho a été abattu, et c'était mon tour. En sautant en parachute, j'ai compté combien ils étaient, j'ai remarqué qu'ils étaient beaucoup plus que 12...
Je regrette d'être parti à deux, on était vraiment dispersé ce jour là.. Car finalement il n' y a que mon Chutai qui a rencontré ces P-51.
Mais à cette époque là, même si on était seul contre 10, il fallait qu'on décolle, on avait vraiment envie de riposter, car la plupart du temps, on regardait les ennemis survolants nos bases depuis le sol...

A: Votre vérriere était Rasorback?

I: Oui, on était tous équipé de vérrière Rasorback, de toute façon, on a eu que quatre mois pour voler avec le Ki-100, mais depuis l'arrivée de cet appareil, le 244ème a eu de plus en plus de succès.

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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 10:04

Horikoshi, le génie...

Quand le chasseur du programme 9shi (autrement appelé A5M kansei type 96) eut balayé du ciel chinois tous ses opposants, ses succès foudroyant mirent un terme aux querelles divisant les pro-biplan et les pro-monoplan de chasse. L’A5M fut confronté aux meilleurs chasseurs de sa génération, Gloster Gladiator, Dewoitine D510 et autre Curtiss et il sorti vainqueur de tous ces duels. Pourtant un point important avait été mis en lumière aux cours des combats au-dessus du pays des fils du ciel : un rayon d’action médiocre empêcherait le type 96 d’accompagner les bombardiers nippons sur leurs objectifs et ceux-ci risquaient d’être massacrés par l’aviation chinoise pilotée par des mercenaires de toutes nationalités. Ce problème crucial fut le point de lancement du programme de construction du chasseur embarqué 12 shi.
Les prévisions des experts de la Marine Impériale allaient se révéler exactes car plusieurs raids de bombardement sur des objectifs lointains s’étaient avérés désastreux pour les attaquants. Une seule solution s’imposait dès lors l’accélération du programme 12shi. Le 19 mai 1937, la Marine Impériale déposa donc auprès de Nakajima et Mitsubishi un avant-projet de construction du chasseur 12shi (1937 = la douzième année du règne Shôwa). Les évènements se précipitant et la guerre en chine se déclarant ouvertement, l’opposition de l’Occident à l’expansion japonaise fit comprendre aux responsables de la Marine Impériale qu’ils auraient besoin d’un chasseur aux performances exceptionnelles. Ils déposèrent auprès des constructeurs un cahier des charges drastique.



Les exigences de la Marine étaient exorbitantes et dépassaient de loin l'effort fournis pour la réalisation de l'A5M. Les ingénieurs japonais se trouvaient devant la quadrature du cercle : on leur demandait tout simplement d'égaler ce qui se faisait de mieux dans le monde au niveau de la vitesse, de la puissance, mais aussi d'obtenir une autonomie et une maniabilité exceptionnelle... écoutons ce qu'en disait Jiro Horikoshi lui-même: " Les exigences de la Marine dépassaient de beaucoup les possibilités offertes par les normes de constructions nationales. Objectivement, il était impossible, avec les méthodes conventionnelles, de remplir toutes les conditions formulées pour le nouvel avion. Une vitesse, une puissance ascensionnelle, un rayon d'action, un rayon de virage, une visibilité pour le pilote et des conditions d'atterrissage et de décollage qui égalaient ou dépassaient chacune des caractéristiques optimales des meilleurs chasseurs existant au monde". En janvier 1938, une réunion entre ingénieurs et marins s'était tenue à Yokosuka. Le fameux commandant Genda, y prit la parole et suivant son expérience de la Campagne de Chine y formula les nouvelles exigences du combat aérien. La Marine insista pour obtenir satisfaction sur tous les points demandés et beaucoup d'ingénieurs présents ne cachèrent pas leur désapprobation, faisant remarquer à leurs interlocuteurs que c'était tout simplement de l'utopie. La délégation de Nakajima affirma que le nouveau chasseur était inconstructible et la compagnie se retira de la compétition; Restait à la table des négociations l'équipe de Mitsubishi sous la direction de Jiro Horikoshi. Cette équipe était composée de Sone Yoshitoshi et Tojo Teruo aux calculs, Yoshikawa Yoshio à la cellule, Inoue Denichiro et Tanaka pour le moteur, Hatakenaka Yoshimi pour l'armement et l'équipement et pour finir Kato Sadahiko et Moror Takeyoshi au train d'atterrissage.
L'équipe ainsi formée s'attaqua à la tâche et éssaya de résoudre les problèmes ardus qui lui était posé. Pour une puissance limitée on devait, pour avoir un appareil de grande qualité, réduire le poids et la traînée et cela devint le souci majeur d'Horikoshi. Une partie du problème fut résolu par l'utilisation d'un nouveau métal, l'ESD (extra-Super Duralumin) de Sumitomo, pour la plupart du revêtement. Les assemblages lourds et volumineux furent remplacés par des petits raccords à l'emplanture ce qui permettait aussi, grâce au système de connexion de l'aile au fuselage, de pouvoir détacher la partie arrière de celui-ci en enlevant qu'une douzaine de boulons. En éliminant aussi une bonne partie d'assemblages superflus, un nouveau gain de poids fut atteint mais aussi de nombreuses opérations de montage en usine furent éliminées. Une bonne manœuvrabilité exigeait une charge alaire réduite et le chiffre de 105kg/m² fut atteint. Les exigences de maniabilité furent atteintes au détriment d'autres qualités : il fallut rogner de la vitesse en palier et en piqué ce qui fut un handicap plus tard face aux appareils américains. Un essai comparatif face au chasseur Nakajima de l'Armée de terre, le Ki43 Hayabusa, équipé du même moteur et d'une hélice à vitesse constante fut significatif de la supériorité du Reisen : Vitesse, piqué, chandelle et aptitudes générales au combat lui était favorable de plus il pouvait emporter une charge plus importante. Avant même la finition du premier prototype pourtant, de violentes discussions entre spécialistes et pilotes, notamment le Commandant Genda et le Commandant Shibata, tous deux vétérans des combats en Chine, mirent à jour des exigeances particulières et parfois divergentes de ceux-ci quant aux qualités du futur chasseur 12shi; pour l'un la maniabilité était indispensable, pour l'autre c'était au contraire la vitesse et l'autonomie qui était primordiale et ce au détriment même de cette maniabilité. Pour le commandant Shibata, c'était avant tout une question de qualité de pilotage. Ces discussions furent suivies d'une polémique qui faillit détruire le projet 12shi; l'équipe d'Horikoshi étant submergée de rapports contradictoires de la part des officiels et des pilotes de la Marine. Horikoshi, malgré une colère justifiée, se plia à la volonté de tous et se remit au travail. Il vérifia tous les calculs pour en sortir conforté dans ses certitudes : Le 12shi était bien l'appareil que tous attendaient et que le chasseur réclamé par la Marine ne serait jamais aussi performant que celui en cours de fabrication! Mitsubishi soutint son ingénieur face aux pontes de la Marine Impériale et celle-ci donna enfin son accord au 12shi.
Le 16 mars 1939, le premier prototype du 12shi sortit de l'usine de Nagoya et ses essais débutèrent.


La suite de cette histoire dans le très bon fascicule
des Ailes de Gloire réédité en numérique
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  • Homme
  • 19/02/1911
  • Japon Tokyo Japan Aviation Salomon
  • Mort au combat fin 1944, je reviens dans ce monde pour mettre au point certaines affirmations mansongères nous concernant, nous, pilotes japonais de l'armée ou de la marine Impériale.

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